mardi 22 septembre 2026

Une rentrée en toute convivialité

 


Cette année, pour la première fois, le Club de Généalogie 

du Pays de Jeanne, de Neufchâteau et de Liffol le Grand 

réuni ses adhérents autour d’un repas champêtre au 

parc des Vergères, à Liffol-le-Grand.


l'accueil autour de l'apéritif


L’objectif était de réunir les membres des deux sites qui, 

habituellement, n’ont guère l’occasion de se rencontrer 

au cours de leurs travaux, afin de partager un agréable 

moment d’échange et de convivialité.




Après les mots de bienvenue du président, tous ont partagé

l’apéritif dans la bonne humeur avant de découvrir le menu

concocté par Thierry Didier (1-2-3-Traiteur).

l'accueil du Président



       Au menu : une assiette découverte en entrée, suivie d’une jambonnade de pintade, sauce sylvestre, accompagnée d’un gâteau aux deux légumes et de pommes croquettes. Puis vint l’assiette fromagère, accompagnée de sa salade de saison, avant de terminer par un délicieux framboisier au chocolat blanc.     






Enfin, le café est venu conclure ce bel après-midi ensoleillé, particulièrement apprécié de tous.





















Une rentrée placée sous le signe du partage, de la bonne humeur et, bien sûr, de la passion commune pour la généalogie. Une belle entrée en matière, à renouveler sans aucun doute, avant le coup d’envoi des travaux de recherche généalogique que chacun pourra reprendre dès la semaine prochaine.
















Un grand merci aux organisateurs

et aux bénévoles qui ont contribué

 à la réussite de cette belle journée !




































jeudi 4 juin 2026

Champlitte

        Aux portes de la Franche-Comté

 


    Comme tous les ans, le club de généalogie organisait, le 21 mai 2026, sa sortie culturelle. Pas moins de quarante-cinq adhérents covoiturèrent vers les portes de la Franche-Comté pour visiter Champlitte, ce très ancien bourg qui fut un important carrefour entre Bourbonne-les-Bains et Dijon. Nous apprîmes que la ville en tira une grande prospérité jusqu'au XVIIIe siècle. Pourtant, elle perdit inexorablement de son importance, jusqu'à ce que l'épizootie du phylloxéra porte un coup fatal à son économie. Beaucoup d'habitants, ruinés, se résolurent alors à émigrer vers le Mexique. Aujourd'hui encore, pour commémorer cet exode, Champlitte est jumelée avec San Rafael-Jicaltepec-Nautla. Outre les rencontres régulières, ces liens ont permis de maintenir l'enseignement du français aux enfants mexicains. 

       Champlitte possède un riche patrimoine, dont le château qui fait la renommée de la ville. Au XVIe siècle, sur les bases d'un austère château fort, François de Vergy, lieutenant général du comté de Bourgogne et comte de Champlitte, le réaménage dans le style Renaissance, selon des inspirations flamandes qu'il avait découvertes lors de ses voyages.

 

 

 

    Au fil des années, le château subit de nombreux dommages : quatre sièges, onze pillages et, enfin, l'incendie de 1751 qui ne laissa subsister que la façade. Les propriétaires, comtes de Toulongeon, père et fils, le reconstruisirent alors dans sa forme actuelle en lui ajoutant deux ailes de style néoclassique. 

    En 1824, la commune de Champlitte racheta le château aux héritiers des Toulongeon et y installa l'hôtel de ville. En 1957, sous l'impulsion d'Albert et Félicie Demard, deux passionnés d'histoire locale, le Musée départemental d'Art et d'Histoire populaire y prit place.

    Surpris par l'anachronisme d'un univers paysan exposé dans un château, le groupe passa toute la matinée à découvrir les innombrables richesses du monde rural. Au travers des objets exposés, chacune et chacun purent y retrouver de nombreux souvenirs personnels. Les commentaires allèrent bon train.

    Après la photo souvenir dans les jardins à la française, recréés sous la direction du paysagiste Marc Lechien en 2008, direction Fayl-Billot pour le déjeuner au restaurant Le Fayl, qui sut satisfaire avec efficacité les appétits des participants.

 

 

 

    Ce bon moment gastronomique et convivial ne pouvant s’éterniser, il restait à rejoindre la Maison de la Vannerie de Fayl-Billot, ville reconnue comme la capitale française de la vannerie. Là, les guides expliquèrent que cette activité est implantée dans la région depuis plusieurs siècles, car le terroir permet de cultiver un osier d'excellente qualité, apprécié tant pour sa robustesse que pour son élasticité.

 

 


 

     Longtemps, la vannerie a constitué une activité économique majeure pour les habitants de Fayl-Billot et des villages voisins. De nombreuses familles complétaient les travaux agricoles à la fabrication d'objets en osier. Paniers, corbeilles, hottes, ruches ou encore paniers de récolte étaient indispensables à la vie quotidienne, à l'agriculture et au commerce.

    Après la Seconde Guerre mondiale, la concurrence du plastique provoque un important déclin de la profession. Aujourd’hui, la vannerie ne représente plus une activité économique majeure. Seuls quelques artisans perpétuent la tradition en l’orientant vers l’artisanat d’art, le design et les matériaux durables. Mais aujourd’hui encore, Fayl-Billot demeure le principal centre français de formation aux métiers de l’osier,

    En effet, l'École nationale d'Osiériculture et de Vannerie, créée en 1905, est la seule école française entièrement consacrée à l'apprentissage de l'osiériculture et de la vannerie. Elle forme des professionnels venus de toute la France mais aussi de l'étranger. Les élèves y apprennent aussi bien la culture de l'osier que les techniques traditionnelles et contemporaines de fabrication.

 

Fayl Billot - Ville et Métiers d'Art

 

    Sous un soleil ardent, le groupe fut ensuite conduit vers une oseraie afin de comprendre la culture et l'exploitation de l'osier. Les brins sont récoltés durant l'hiver, puis « épluchés » et triés selon leur longueur, leur diamètre et leur qualité. Avant le tressage, ils sont trempés dans l'eau afin de retrouver toute leur souplesse.

 

           

  

    Après ces explications, un passage à la Boutique des Vanniers s'imposait. Tenue à tour de rôle par une dizaine d'artisans vanniers, elle permet de découvrir leurs créations et d'assister à des démonstrations de leur savoir-faire.

 

 

   




 Enfin, la journée se termina par la visite du musée, ultime étape d'une sortie particulièrement riche en découvertes, qui permit à chacun de mieux comprendre l'histoire, les traditions et les savoir-faire de ce territoire situé aux portes de la Franche-Comté.

    Merci aux G.O et vivement l'année prochaine. 

 

 

 

 

 

 

 

dimanche 16 février 2025

Vous avez dit fusion?

 

Les anciens villages du département, le cas de L’Étanche

Il est de ces petits villages oubliés dans les Vosges dont le nom n’évoque plus aujourd’hui que des hameaux ou des lieux-dits de nos campagnes. C’est le cas de l’Étanche, petit village d’à peine 100 âmes, traversé par le voyageur revenant par la route d’Epinal au XIX° siècle. Jadis, on traversait donc ce petit village de l’Étanche, qui s’est développé autour d’une abbaye de l’Ordre de Citeaux. Là, ce fut toute une communauté de paysans, d’artisans et d’ouvriers qui s’est installée et qui a fait vivre ce village de façon quasiment autonome pour ne pas dire isolée. Jusqu’à la Révolution.

Dernier mariage sous l’ancien régime a eu lieu entre Jean Baptiste AIMÉ, jardinier demeurant à la maison de l’Étanche et Marguerite CROIBERT demeurant à l’Étanche le 30 juillet 1992. Pour les registres paroissiaux, l’Étanche dépendait de Rollainville.




Changement de régime

Première naissance au village enregistrée par Jean Joseph ROUSSELOT, maire de l’Étanche. Marie, fille de Jean Baptiste AIMÉ et de Marguerite CROIBERT née, l’an second de la République. L’Étanche est devenu un village, avec sa mairie, son école et toute l’infrastructure que demande l’organisation de ce village qui vient de prendre son indépendance.

Au lendemain de la révolution, le village est considéré comme l’un des plus pauvres du département des Vosges. Après la revente des biens de l’abbaye comme biens nationaux, on compte deux à trois propriétaires qui exploitent les anciens bâtiments, de sorte qu’il n’y a aucun bien collectif. Il n’y a ni bois, ni terrains communaux appartenant à la commune, donc pas d’affouages. 



La population du village

La population restera stable tout au long du XIX° siècle autour d’une soixantaine d’habitants avec quelques pics, 85 en 1846, 72 en 1866, 81 en 1891. Cela peut s’expliquer par l’évolution du village et la transformation des bâtiments de l’abbaye à des fins industrielles plus ou moins réussies. En fait, la variation du nombre d’habitants correspond à la fluctuation du nombre d’ouvriers qui viennent s’installer plus ou moins durablement pour les besoins des différentes activités industrielles qui tentent de se développer.

Ils sont souvent considérés par les gens du bourg comme des étrangers. Etrangers au village, étrangers à la région ou étrangers au pays. Ce que nous relevons dans les registres d’état civil.




Des créations d’entreprises dans le village

Une confection de sabots s’est installée dans le village, exploitant la forêt toute proche et le savoir-faire des paysans du secteur.

Avec sa matière toute proche, le bois, une scierie s’installe sur les bords de la Frezelle.

Diverses activités voient le jour. Une fabrique de ciment, une fabrique de cercles de tamis, de bardeaux et d’échalats complètent cet ensemble qui semble promis à un bel avenir.

C’est ce que pensent les propriétaires du lieu qui favorisent l’installation d’ouvriers et d’artisans avec le souci d’apporter de la modernité, celle du XIX° siècle naissant.

Une partie de l’abbaye est transformée en une papeterie chargée de répondre aux besoins croissants en papier. Au bout de quelques années, elle acquière une certaine réputation dans la plaine.

Pour répondre aux besoins croissants de la population, une fabrique de tissage de coton appartenant à 3 associés, venus de la ville voisine, emploie jusqu’à une trentaine d’ouvriers. Impressionnant pour une petite localité comme l’Etanche. D’autant qu’une teinturerie s’installe à proximité dans le but de teindre le tissu qui sort des métiers tout proches.



Une révolution dans la culture

Une famille DE LAGABBE, de la grande bourgeoisie de Neufchâteau investit dans l’agriculture. Elle favorise l’installation d’une ferme d’avant-garde, véritable modèle de la modernisation de l’agriculture salué par les autorités de l’époque. Quelques commentaires contemporains à ces innovations : « Sur un des points saillants de la commune, se trouvent les bâtiments d’une ferme dont les dépendances peuvent atteindre 150 hectares. Cette propriété est cultivée par des fermiers travailleurs et intelligents qui s’efforcent par de bons procédés d’améliorer le sol et contribuent par d’incessants efforts à faire avancer la marche des progrès. Les diverses récompenses qu’ils ont obtenues à plusieurs comices agricoles du chef-lieu d’arrondissement prouvent suffisamment la vérité de ce qui a été avancé plus haut. »

Des produits transformés

Parallèlement à cette production agricole, on développe tout un savoir-faire autour de la transformation des produits récoltés. Une exploitation maraîchère se charge de la transformation des fruits ramassés. C’est ainsi que seront exploitées les quetsches des vergers environnants : des séchoirs pour faire des pruneaux et des alambics pour l’eau de vie.

Ajoutez à cela une huilerie et un moulin à grains et vous aurez une idée assez complète du développement de l’Etanche après la Révolution



Vers une fusion avec Rollainville

Malgré cela, le village ne se développe guère, en dehors de l’apport de population engendré par les besoins en main d’œuvre. Ce type de développement démographique est un peu à l’image des cités industrielles qui se sont nées de la migration d’une main d’œuvre qui se déplace au gré des besoins du développement économique mais ne se fixe pas. Pas de quoi donc structurer un village naissant. Il n’y a pas de mairie ou d’école digne de ce nom et les témoignages des maîtres d’école qui sont passés par là sont unanimes : les conditions d’accueil et de gestion de la population ne sont pas satisfaisantes. Les demandes d’aides aux autorités pour une amélioration des bâtiments communaux sont trop souvent sans réponses. Raison de plus pour ne pas s’établir.



En conséquence, le nombre d’habitants de l’Étanche diminue inexorablement au fil des ans.

Ils ne sont plus qu’une trentaine en 1905.  Pas de structures communales adaptées, une population en régression, voilà de quoi alimenter toutes les idées de fusion !


1905, la fin d’un village et le début d’une association

C’est donc en 1905 que le pas est franchi. l’Étanche devient un hameau de Rollainville. L’état civil  de l’Étanche est clos et celui de Rollainville enregistre désormais les actes de la vie courante du village et de son tout nouveau hameau.

Quel a été l’avis des populations concernées ? Leur a-t-on seulement demandé leur avis ? Difficile de répondre.

Au recensement de 1905, le hameau de l’Étanche compte 7 familles pour un total de 18 individus. On y retrouve les noms de VOILQUIN, GUYON, LHUILLIER,  BECK,  MANGIN, DEVAUX, BELLAMY, MAHALIN et COURRIERE.

 


Qui se souvient aujourd’hui que L’Étanche fut un jadis village des Vosges ? Sans doute personne à part quelques historiens régionaux et des généalogistes qui ont eu un ancêtre qui a peut-être vécu dans une de ces habitations à l’abri d’une abbaye cistercienne autrefois prestigieuse.

 

J. Voirin, Président du Cercle Généalogique du Pays de Jeanne.













 


























lundi 27 janvier 2025

Galette des rois à la Salle Madeleine Collignon du Cercle Généalogique du Pays de Jeanne

 


La galette


Comme chaque année, le Cercle généalogique du Pays de Jeanne a réuni ses adhérents autour de la traditionnelle galette.






C’est l’occasion renouvelée de rassembler les membres de Liffol et ceux de Neufchâteau et de se retrouver tous pour un moment convivial dans notre salle de la Maison des Associations de Liffol le Grand. Ce fut également l’occasion d’accueillir les nouveaux membres.






Chacun a pu apprécier comme il se doit les galettes faites pour l’occasion par la boulangerie de l’Orme, chacun s’étant prêté au jeu de la découverte des fèves au hasard des parts distribuées.







Moment important dans notre calendrier que ce rendez-vous qui a permis aux membres du CGPJ d’avoir des échanges informels et des projets communs pour de futures activités.




Une rapide rétrospective 2024


Le président a rappelé les évènements importants de l’année écoulée.  



Sortie culturelle à Blénod lès Toul, avec la découverte du village au travers de la vie de Hugues des Hazards,  le repas servi sur place et la visite de la verrerie de Vannes le Chatel.




Sorties aux Archives Départementales d’Epinal

Exposition des 80 ans de la libération de Neufchâteau au Trait d’Union

Exposition des 80 ans de la libération de Liffol le Grand au Musée Counot.




Le nombre des adhérents a sensiblement augmenté en 2024. Ce succès a son revers car le CGPJ n’aura pas la possibilité d’accueillir de nouvelles personnes dans l’immédiat. Cependant, il y aura toujours la possibilité de proposer un atelier supplémentaire s'il y avait de nouvelles demandes d’adhésions.




Le cercle s’est doté de matériel informatique mis à la disposition des adhérents sur les deux sites ainsi que de nouvelles licences de logiciels.



 

L’actualité du cercle




Après ce rapide bilan de l’année 2024, Le président a profité de ce rassemblement pour évoquer les grandes lignes de ce que devrait être 2025 pour le cercle généalogique.

Deux moments importants sont programmés pour l’instant, l’assemblée générale du cercle courant mars et une sortie annuelle courant mai/juin.





Cette année encore, le cercle propose des ateliers à Liffol le Grand et à Neufchâteau.





Après cette rapide présentation de la vie de son association, le Président a renouvelé tous ses vœux à l’ensemble de ses membres.




  

Jacques VOIRIN, 

Président du Cercle Généalogique du Pays de Jeanne

mardi 3 septembre 2024

RENTREE du CERCLE GENEALOGIQUE DU PAYS DE JEANNE

 


Exceptionnellement por cette année, le CGPJ n'a pas participé au forum des associations de Neufchâteau parce qu'il contribue aux expositions des 80 ans de la libération de Liffol le Grand et de Neufchâteau.



Au Trait d'Union de  Neufchâteau du 31 août au 14 septembre.





Au Musée de  Liffol le Grand les 3 week-end de septembre.



Cette année, le CGPJ continue de proposer à ses adhérents des animations hebdomadaires sous forme d'ateliers sur deux sites, à la maison des associations de Liffol et à la MCL de Neufchâteau.

De quelles façons?


Tout d'abord en aidant chacun à mettre de l'ordre dans ses informations personnelles afin de les rassembler sous forme de données qui seront la base de l'élaboration d'un arbre généalogique.



Ensuite par la familiarisation des outils informatique de construction mis à disposition par le cercle.



Initiation à la mise en place d'une numérotation de ses données, à l'utilisation de logiciels de généalogie.


Le cercle généalogique s'adapte aux demandes de ses membres et leur propose des solutions. Arbres, fiches individuelles, rédactions de chroniques familiales sont autant de modèles de recherche proposés en fonction des souhaits de chacun.

Pour travailler, le CGPJ met à disposition de ses adhérents des abonnements vers des moteurs de recherche tels que FILAE, My Héritage, Family Search... 



Il aide à la navigation sur des sites comme Généanet, Mémoire des Hommes, Genweb Mémorial ou encore le mémorial de ma Shoah.

Le CGPJ participe à l'élaboration d'une base de données collective pour l'ensemble de la Lorraine. Cet outil spécifique est également à la disposition de nos adhérents.

Vous l'aurez compris, le principe de fonctionnement offre un environnement de recherches riche en outils et une entraide où chacun participe par ses propres acquis pour aider toute personne qui se retrouve dans l'impasse.

Pour vous en rendre compte, le mieux c'est d'essayer. Alors rejoignez-nous. Nous proposons des ateliers en plage de 2 heures chaque mercredi à la maison des associations de Liffol et chaque jeudi à la MCL de Neufchâteau.

Pour nous joindre:

une adresse CGPJ, 46 Grand Rue 88360 Liffol le Grand

Un mail: cerclegenealogiquedupaysdejeanne@sfr.fr