Dans cette rubrique, nous nous proposons de publier régulièrement des éléments de vos recherches : la généalogie d'une famille, des faits historiques locaux, une personnalité, des anecdotes croustillantes... Bref, tous ce qui peut vous sembler intéressant à communiquer à l'ensemble des membres du Cercle.
Aujourd'hui et pour cette première publication, Mme Michèle Marchal de Frebécout nous présente son ancêtre : le capitaine Matray : un capitaine énigmatique pour toute la famille.
François Laurent Aimé MATRAY
Pourquoi lui plus précisément ? Peut-être parce que j’en ai entendu parler autour de moi lorsque j’ai entamé des recherches généalogiques sur la famille de ma mère, née HUMBLOT. Mes cousins issus de germain voulaient savoir qui était le « Capitaine MATRAY », ancêtre de la famille, dont ils avaient entendu parler par leurs parents.
François Laurent Aimé MATRAY (Matrey) a vu le jour, sous le règne de Louis XVI, le 30 Juillet 1784 à Mailleroncourt-Saint-Pancras, département de la Haute-Saône, au foyer de Benoît MATRAY, marchand de chansons, et de Jeanne Baptiste GIRARDOT.
Benoît, quant à lui, est né le 16 Octobre 1746 à Quincié-en-Beaujolais (69) dans une famille de vignerons. Jeanne Baptiste est née le 12 Juillet 1752 à Moffans-et-Vacheresse (70) dans une famille de merciers.
Ils se rencontrent et se marient le 1er Juin 1775 à Besançon (25).
Ils auront six enfants ; les deux premiers naissent à Besançon : Antoine Joseph né le 19/03/1775 et Michel né le 01/07/1776 ; les autres naissent à Mailleroncourt-Saint-Pancras : François Laurent Aimé en 1784, Jean Baptiste Théodore (13/5/1786-20/01/1787), Barbe Rosalie (10/11/1788-20/08/1789 à Voiron en Isère) et Jean Baptiste Hippolite le 27/02/1796. A priori, seuls Michel et François Laurent Aimé deviendront adultes.
Alors qu’il demeure encore à Mailleroncourt, Michel, bouquiniste itinérant, se marie le 16 Mars 1809 (52) avec Anne PÉRARD (1785-1822). Il décédera le 10/08/1835 à Montpellier. C’est sans doute vers 1809 que ses parents viennent s’installer à Harréville-les-Chanteurs.
Sa carrière militaire
Pendant ce temps, François Laurent est enrôlé sous le nom de Matret dans les troupes napoléoniennes. Inscrit sous le matricule n° 2566, il rejoint le 28e Régiment d’Infanterie de Ligne le 29 Messidor an XIII (19 Juillet 1805) en tant que Soldat au camp de Boulogne passant au grade de Caporal le 01/01/1806, puis de Sergent le 01/02/1807 ; il y reste jusqu’en 1808. S’ensuivra la campagne d’Allemagne en 1809 puis celles d’Espagne et du Portugal de 1810 à 1813. Blessé le 22 Avril 1810 à Astorga en Espagne (coup de baïonnette à la jambe droite), il est promu Sous-Lieutenant le 29/05/1810. Le 27 Septembre 1810, il est à nouveau blessé (coup de feu à la cuisse gauche) lors du siège de Bussaco au Portugal. Il est promu Lieutenant le 12 Avril 1812. Le 06/07/1814, il entre dans les non actifs avant de reprendre du service le 08/06/1815 toujours dans la même unité et ce pour une courte période puisqu’il se retrouve en non activité par suite du licenciement du Régiment le 24/08/1815.
C’est sans doute à cette époque qu’il rejoint ses parents à Harréville-les-Chanteurs. Le 30/05/1819, il renonce au service moyennant traitement spécial pour une période de 5 ans.
Le 20 Avril 1831, il est affecté au 26e Régiment d’Infanterie de Ligne toujours au grade de Lieutenant.
Enfin le 16 Janvier 1833, il est promu Capitaine. Cette même année le 5 Mai 1833, il est nommé Chevalier de l’Ordre royal de la Légion d’honneur sous le règne de Louis Philippe 1er le « Roi-Citoyen » (lettre de nomination n° 1919). Il reçoit sa médaille à Colmar le 22 Juin 1833.
Pendant ce temps, François Laurent est enrôlé sous le nom de Matret dans les troupes napoléoniennes. Inscrit sous le matricule n° 2566, il rejoint le 28e Régiment d’Infanterie de Ligne le 29 Messidor an XIII (19 Juillet 1805) en tant que Soldat au camp de Boulogne passant au grade de Caporal le 01/01/1806, puis de Sergent le 01/02/1807 ; il y reste jusqu’en 1808. S’ensuivra la campagne d’Allemagne en 1809 puis celles d’Espagne et du Portugal de 1810 à 1813. Blessé le 22 Avril 1810 à Astorga en Espagne (coup de baïonnette à la jambe droite), il est promu Sous-Lieutenant le 29/05/1810. Le 27 Septembre 1810, il est à nouveau blessé (coup de feu à la cuisse gauche) lors du siège de Bussaco au Portugal. Il est promu Lieutenant le 12 Avril 1812. Le 06/07/1814, il entre dans les non actifs avant de reprendre du service le 08/06/1815 toujours dans la même unité et ce pour une courte période puisqu’il se retrouve en non activité par suite du licenciement du Régiment le 24/08/1815.
C’est sans doute à cette époque qu’il rejoint ses parents à Harréville-les-Chanteurs.
Le 30/05/1819, il renonce au service moyennant traitement spécial pour une période de 5 ans.
Le 20 Avril 1831, il est affecté au 26e Régiment d’Infanterie de Ligne toujours au grade de Lieutenant.
Enfin le 16 Janvier 1833, il est promu Capitaine. Cette même année le 5 Mai 1833, il est nommé Chevalier de l’Ordre royal de la Légion d’honneur sous le règne de Louis Philippe 1er le « Roi-Citoyen » (lettre de nomination n° 1919). Il reçoit sa médaille à Colmar le 22 Juin 1833.
En 1857, il reçoit à Liffol-le-Grand la médaille de Sainte-Hélène décernée aux soldats des guerres napoléoniennes encore vivants et ce à l’initiative de Napoléon III.
Sa vie familiale
Dégagé de ses obligations militaires, il se marie le 25 Novembre 1818 à Liffol-le-Grand avec Marie Anne HENRY (1793-1855), fille d’une famille de tisserands. Le couple aura deux enfants :
- Joseph né le 21 Février 1820, décédé le 8 Novembre 1839 à Liffol-le-Grand et Marguerite Henriette née le 10 Septembre 1821.
Cette dernière se marie le 22 Décembre 1840 à Liffol-le-Grand avec François Joseph HUMBLOT, cultivateur, né le 14 Septembre 1816 à Fréville. De cette union naissent deux enfants :
- Marguerite Léonie (1841-1892) qui s’unit le 16/09/1861 à Alexandre Léopold Nicolas TOURNOIS, notaire à Liffol-le-Grand (1832-1905).
Ils auront un enfant : Henri (1862-1917), prêtre.
- François Justin (1844-1928), cultivateur, qui se marie le 09/04/1872, en secondes noces, avec Léonile Marie ROYER née à Lénizeul en Haute-Marne (1848-1926).
Le couple aura six enfants vivants qui quitteront Liffol-le-Grand après leurs mariages :
- Louis (1873-1903) à Vignory (52) ;
- Marie (1876-1959) à Frebécourt ;
- Georges (1877-1959) à Courcelles-sous-Châtenois ;
- Émile (1879-1969) à Mont-lès-Neufchâteau ;
- Henri (1882-1962) à Goncourt (52) ;
- Léon (1890-1974) à Frebécourt.
Quant à François Laurent Aimé MATRAY, il s’éteint le 18 Novembre 1864 à Liffol-le-Grand. C’est là qu’il sera inhumé.
Michèle MARCHAL
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