mercredi 17 avril 2019

lundi 8 avril 2019

Joseph PÂQUET, curé de la paroisse de St Elophe au XVIII° siècle

Eglise de St Elophe


Joseph Pâquet est arrivé à St Elophe avec ses parents au cours de l'année 1762 alors qu'il n'était encore que diacre. Son père, Louis Pâquet et sa mère, Marie Guerre sont " des bourgeois demeurant à Nancy, vieille ville". Ils s'installeront avec leur fils, Joseph, qui succédera à André Gabriel Rossignol.


signature du curé Pâquet

signature du curé Rossignol






Le premier acte où apparaît la signature de Joseph Pâquet sera l'acte de décès de sa mère, le 25 juin 1762 en la maison curiale de Brancourt. Tout un symbole!!


Acte de décès de Léon Pâquet, père de Joseph Archives 88

Le voilà donc responsable de la paroisse de St Elophe et de ses annexes, ce qui représente un territoire conséquent qui comprend Brancourt, St Elophe, Soulosse, Fruze, Autigny la Tour et la seigneurerie de Boinville.
Bien que l'église se trouve à St Elophe,  la maison curiale, avec sa chapelle se trouve à Brancourt. Les registres paroissiaux sont donc rattachés à Brancourt avec mentions marginales du lieu d'origine.
C'est dans ce contexte particulier que Joseph Pâquet gèrera sa paroisse. Il sera secondé par un aumônier rattaché à la chapelle de Boinville et par un vicaire qui officie à Autigny la Tour.

extrait monographie d'instituteur


comptabilité archives 88
Le curé Pâquet est un homme exigeant qui se battra sur tous les fronts pour assurer la perception des rentrées des charges de la paroisse. Il va très souvent s'opposer aux mauvais payeurs et les contraindre à régler leurs dettes. Il se trouvera souvent en désaccord, voire même en conflit avec le conseil de fabrique de sa paroisse, normalement chargé de la gestion de la communauté catholique. Il tiendra des registres sur plusieurs années et ne manquera pas de rappeler à chacun ses dettes et ses devoirs, au point d'intenter des procès à celles et ceux qui l'ignoreraient.

Il tient sur les registres un état scrupuleux des dettes et procède à leurs recouvrements. Il fait appel à l'évêché pour règlement des conflits entre la paroisse et ses différents hameaux. Le différent le plus important durera plus de 11 ans avec les seigneurs de Boinville. Le prêtre espérait tout simplement s'approprier des biens dont il devait seulement percevoir l'impôt. Beaucoup trop gourmand au regard de ses droits, il perdra son procès malgré toute les démarches qu'il avait entreprises au niveau civil et religieux.


extrait monographie instituteur

Le prêtre poursuit l'oeuvre autour des reliques de St Elophe.
Dans le domaine comptable, il gère de main de maître l'organisation du prêt de la chasse contenant les reliques du saint martyr. Cette chasse fait l'objet de processions vers les villages voisins qui en font la demande pour des dévotions. 
Les garanties: les emprunteurs doivent garantir le bon usage  et la protection de la relique sur la totalité de leurs biens personnels. Au retour  à St Elophe, le prêtre Pâquet vérifie l'état de la chasse et lève officiellement l'hypothèque  au cours d'un office.
Les revenus: Les offrandes faites au saint martyr dans la paroisse d'accueil doivent revenir en totalité  à Soulosse, exception faite de celles perçues au moment des offices qui sont partagées pour moitié entre les deux parties.
Chasse  Archives 88


C'est au prix de cette pugnacité que la paroisse de St Elophe se retrouvera particulièrement riche ainsi qu'il sera constaté au moment de la révolution. Au niveau du casuel, la somme du fixe et de l'occasionnel s'élève à 3525 livres, coquette somme qui témoigne de l'efficacité de la gestion de notre curé!
   
Casuel, monographie instituteur

Côté vie quotidienne, les actes paroissiaux sont scrupuleusement relevés; les bonnes moeurs des paroissiens sont surveillées. Rien ne lui échappe, décès sans sacrements, consanguinité dans les mariages, validité des dérogations, naissances illégitimes. . . 
Il s'adjoint les services de la sage femme élue par l'assemblée catholique du village. Elle est chargée, dans le cas de naissance illégitime, de faire avouer le nom du père dans les douleurs de l'enfantement.
élections Archives 88




dessin monographie, instituteur
Il veille à la bonne conduite de ses ouailles et prend de sévères mesures à l'encontre de celles et ceux qui dérogent à cette règle. C'est ce qui s'est passé ce soir de Noël avec les demoiselles de la congrégation: " Deux d'entre elles s'étant battues le jour de Noël pendant leurs vêpres et s'étant fait sang dans l'église". Le curé a prononcé l'abolition de la congrégation et conseille de ne pas rétablir ladite congrégation " car il y a trop d'inconvénients, c'est trop éloigné de l'église pour pouvoir suivre et observer les filles. "


la révolution arrive aux portes de St Elophe avec son lot de transformations. 
signatures Archives 88

Après un moment de transition et un dernier acte de naissance porté sur les registres paroissiaux le 1° novembre 1792, le curé Pâquet cédera sa charge au maire Dessard et au greffier Galland chargés désormais des registres d'état civil.



Archives 88


Notre curé continuera à exercer son office après avoir prêté serment constitutionnel le 24 prairial, an III, devant toute la municipalité assemblée pour l'occasion.





Qu'est devenu par la suite le citoyen Pâquet? On sait qu'il a dénonçé son serment républicain à la restauration du culte catholique. Après une trentaine d'années au service de la paroisse de Soulosse, il a quitté le village et pris en charge une paroisse dans la région nancéenne. . .











   


lundi 28 janvier 2019

TRAGEDIE à MAXEY SUR MEUSE







Maxey sur Meuse, 1897.




Il s'agit d'un village composé de 147 maisons pour 160 feux. L'activité du village est diversifiée. On note un travail important de la terre avec des cultivateurs, des laboureurs et des vignerons qui possèdent leur exploitation. 




Le secteur de l'artisanat est diversifié, avec des menuisiers, des maçons, des plafonneurs, des couvreurs de toit, des tuiliers, des brodeuses et des couturières. 






Cette petite bourgade de 434 âmes en bordure de Meuse  bénéficie des activités de commerces installées dans le village de Maxey. Boulangerie, épicerie, boucherie et même étude de notaire!

La famille Lécaille a quitté  la Meuse pour rejoindre la communauté de Maxey en cette fin de XIX° siècle.

Année 1897, en consultant l'état civil ...

En relevant systématiquement les actes nous avons enregistré les décès suivants:

acte de décès de Marceau LECAILLE


- Marceau LECAILLE.

Il s'agit d'un enfant âgé de 8 ans 
décédé le 31 avril 1897 au domicile de ses parents Louise et Pierre Emile.




Acte de décès de Louise THIERY


- Louise THIERY

Il s'agit d'une femme âgée de 41 ans, originaire de Vaucouleurs, décédée le 31 avril 1897. Epouse de Pierre Emile LECAILLE, et maman de Marceau.








Acte de décés de Pierre Emile LECAILLE
- Pierre Emile LECAILLE

Il s'agit d'un homme âgé de 51 ans, originaire de Vaucouleurs, décédé le 4 mai 1897. Epoux de Louise THIERY et père de Marceau . 






A la lecture de cet acte de décès, on imagine facilement que les constats n'ont pas été faciles: 



"Son identité définitivement établie le 12 mai par la justice après examen médico légal"
Trois décès successifs, une action de justice, on peut soupçonner qu'il y a eu un drame dans cette famille.


Que s'est-il passé?

Y-a-t-il eu dispute au sein du foyer, agression extérieure ou bien accident domestique? Aucun indice dans les actes de Maxey pour trouver une explication.
Recherchons un peu plus loin.
Pierre Emile LECAILLE et Louise THIERY sont originaires de Vaucouleurs. Lui est mécanicien, elle couturière lors qu'ils se marient dix ans avant en 1887


Acte de Mariage entre Pierre Emile LECAILLE et Louise THIERY

Le ménage vivra d'abord à Vaucouleurs où naîtra leur unique fils Marceau.
Par la suite, la famille s'installe à Maxey sur Meuse. Louise est toujours couturière, Pierre Emile changera de métier pour celui de tuilier.
La famille est enregistrée au recensement de 1896 grande rue à Maxey.


Recensement de 1896 à Maxey sur Meuse

A la lecture de tous ces documents, nous connaissons un peu mieux cette famille, mais toujours rien qui explique le drame supposé de 1897.


Le hasard et la chance

A ce stade de recherche, seul le recours aux gazettes locales pouvait être utile pour l'explication recherchée. En fait, arrivé à Maxey sur Meuse avec sa famille, Pierre Emile Lecaille s'est installé avec sa famille en début de la Grande Rue.
Il a changé de métier pour celui de tuilier. Il a monté une entreprise dans le bourg, une tuilerie qui n'a pas fonctionné comme attendu. Dans l'impossibilité de payer ses créanciers, acculé de toutes parts, l'homme au désespoir a décidé d'en finir et d'entraîner toute sa famille dans cette fin tragique en mettant le feu à ses biens dans la nuit du 30 avril au 1° mai. L'enfant, puis la mère et enfin le père ont été retrouvés le lendemain dans les décombres.


extrait de l'est républicain du lundi 3 mai 1897
  
Aujourd'hui . . .

Il ne reste aucune trace de cette famille dans le petit cimetière de Maxey en bordure du chemin à la sortie du village. Certes, il reste bien quelques tombes qui témoignent de décès contemporains de l'époque de ce drame. Mais aucune tombe au nom de la famille Lécaille. On peut supposer que, sans ressources, toute la famille a été inhumée comme tous les indigents au XIX° siècle dans une humble sépulture qui n'a pas résisté aux affres du temps et de l'abandon.

Cimetière de Maxey sur Meuse










jeudi 15 novembre 2018

EXPO 14/18 à Neufchâteau


L'exposition sur les poilus de Neufchâteau morts pour le France et inscrits au monument aux morts s'est tenue du 6/11 au 11/11 au Trait d'Union.






Avec pour temps forts:
- l'inauguration le samedi 10 novembre 
- et la clôture des célébrations du 11 novembre le dimanche.



De nombreuses visites avec un public certes confidentiel, mais intéressé par le passé de la ville et les liens entre familles tissés tout au long de ce XX° siècle depuis cette guerre.






Rappelons que cette exposition était construite autour de trois thèmes:

- actes de naissance et fiche militaire de chaque poilu
- arbres descendants pour chaque poilu 
- historique de l'édification du monument aux morts de la Place des Cordeliers
- illustration par des affiches originales sur la guerre 14/18



Tous les membres du cercle généalogique du Pays de Jeanne ont participé à l'élaboration et à l'animation de ce travail dans un bel exemple de collaboration solidaire.






Cette belle expérience, réalisée grâce au concours de la Ville de Neufchâteau et  du T.U. de la communauté de communes a permis au Cercle Généalogique de rencontrer un public intéressé autour de ce moment fort que fut le centenaire de la fin de la première guerre mondiale.

lundi 15 octobre 2018

14/18 le cercle au travail



Les membres du cercle se sont retrouvés jeudi dernier pour un travail collectif autour des affiches qui seront présentées au public du 5 au 11 novembre au Trait d'Union de Neufchâteau




Tout est prêt pour une installation au rez de chaussée du Trait d'Union:
- Panneaux d'exposition
- livrets consultables sur place
- accueil des visiteurs 







RAPPEL de nos manifestations:








LIFFOL LE GRAND

les poilus de Liffol 
inscrits au monument aux morts
dans le cadre de l'expo GACVIE
le 4 novembre 2018
Salle des fêtes






NEUFCHÂTEAU
Les poilus de Neufchâteau
inscrits aux monuments  aux morts
du 6 au 11 novembre
au Trait d'Union
















dimanche 7 octobre 2018

reprise des ateliers




Les animations de l'antenne du cercle généalogique à MCL de Neufchâteau ont recommencé fin septembre.

Nous accueillons de nouveaux membres dans nos ateliers.









les périodicités n'ont pas changé:
Chaque premier et troisième jeudi du mois:
atelier 1: de 10 à 12H00
atelier 2: de 14 à 16H00
atelier 3: de 16 à 18H00









Date à retenir:


Du 6 au 11 novembre
au Trait d'Union:

Exposition sur les poilus de la guerre 14/18 
morts pour la France 
et inscrits aux monuments aux morts 
de Neufchâteau / Noncourt / Rouceux.







Cette exposition se tiendra au Trait d'Union du 6 au 11 novembre.
Elle proposera aux visiteurs un document sur chaque soldat avec son acte de naissance et sa fiche militaire. 
Des membres du cercle ont poursuivi leurs recherches au de là de ces panneaux et ont construit, pour chaque soldat, un arbre descendant qui permettra à celui qui le souhaite de faire le lien entre ces soldats et sa propre famille.
De quoi resserrer les liens des néocastriens avec leur patrimoine et leur histoire . . .