mardi 19 mars 2024

Un Chevalier de Malte originaire de Vouxey

 

Nicolas François ROUYER est né le 5 mars 1762 à Vouxey.

Acte de naissance de Nicolas François


Il passera son enfance à Vouxey dans cette famille ROUYER, de haute bourgeoisie locale qui accumule titres et possessions à la veille de la révolution Française.

A la faveur d’une intervention paternelle dans la tradition de la noblesse, son destin est très vite sellé. Une carrière dans les ordres s’ouvre à lui et c’est donc tout naturellement que, à l’âge de 18 ans, Nicolas François est reçu comme chevalier dans l’Ordre de Malte. 




En sa qualité de chevalier, il reçoit des pensions et un canonicat à Paris, à St Jean de Latran qui dépendait de l’ordre de Malte. L’année suivante, en 1781, il rejoint le siège de l’ordre à Malte à bord d’une corvette au départ de Marseille. 

La Valette


L’ordre de Malte

Un peu d’histoire autour des Chevaliers. Il s’agit d’une structure contemporaine des croisades. Elle fut créée dans l’objectif de venir en aide aux pèlerins partis loin de chez eux en guerre sainte. Bien des choses ont été écrites sur cet ordre mais, pour notre propos il nous suffira de retenir qu’après la chute de Saint Jean d’Acres, les chevaliers se replièrent sur Chypres, puis sur Rhodes avant de trouver un asile, accordé par Charles Quint sur l’Île de Malte. D’où les différents noms de Chevaliers de l'Ordre hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de chevalier de l’Ordre de Rhodes et enfin de Chevaliers de l’Ordre de Malte.


Grand Maître de Malte

C’est donc dans la Citadelle à La Valette désormais siège de l’Ordre de Malte, que Nicolas François rejoindra les chevaliers en résidence dans la capitale. Deux siècles plus tôt, Le Caravage, Chevalier de Malte déchu s’était évadé de façon mystérieuse de cette même citadelle réputée imprenable. 
 
Fort San Angelo 


Il a laissé sur l'Île de Malte sa célèbre Décollation de St Jean Baptiste toujours visible la cathédrale St Jean à La Valette.  

la Décollation de Jean Baptiste



Nicolas François ROUYER, Chevalier de l’Ordre de Malte

Au départ de Marseille, Nicolas François s’embarque sur une corvette qui le conduit à la Valette en 1780. Il séjourne sur l’île pendant 4 années au service de l’Ordre de Malte afin d’acquérir toutes les compétences nécessaires et les aptitudes à représenter les chevaliers après des instances européennes. En 1784, il est enfin prêt pour des missions hors de l’île de Malte. Il est appelé aux fonctions de secrétaire de l’Ordre auprès de la Cour de Rome pendant trois ans. Au bout de 3 ans de service, Il est de retour en France. Il est nommé Maître Ecuyer auprès du Grand Maître de ROHAN. Il obtient une commanderie de l’Ordre, celle de Saint-Marc près de Chatillon-sur-Seine avec le titre de Chanoine Chevalier Commandeur. Alors que la révolte gronde et que la Révolution Française bouscule l’ancien régime avant de le renverser, L’Ordre de Malte n’a plus une bonne image sur le territoire. 


C’est une des raisons du rapatriement des responsables de l’Ordre sur l’Île de Malte ; Nicolas quitte donc de nouveau la France pour La Valette.




Napoléon Bonaparte à Malte

En quittant un pays en pleine tourmente révolutionnaire pour un asile au siège de l’Ordre, ROUYER s’attendait-il à se retrouver face au débarquement des français sous les ordres de Bonaparte quelques années plus tard? Certainement pas. Toujours est-il qu’en 1798, la flotte française fait voile vers l’Egypte. Sur son chemin, il y a l’Île de Malte devenu point stratégique. Trois escadres se retrouvent devant La Valette. Celle de Civitavecchia arrive le 6 juin, celles de Gênes et de Bastia le 9 juin.


 
Sous le prétexte d’un non-respect de règles maritimes qui prévoient l’escale des bateaux sur Malte, Bonaparte force le passage et engage un combat qu’il sait inégal. 




Il débarque le 10 juin au bout de quelques jours d’affrontements et obtient la reddition de l’île.


 
Conséquence de l’acte de capitulation de l’île, Nicolas François ROUYER est expulsé et rapatrié en France avec, comme pour tous les chevaliers de Malte originaires de France, une rente viagère de 700F accordée par l’Etat Français. Naturellement, au pays, personne ne l’attend car toutes les structures de l’ancien régime ont été balayées. Le monde d’avant n’existe plus ! Terminées les faveurs de l’ancien régime et la féodalité des ordres ecclésiastiques ! Banni de Malte, oublié d’un ordre en pleine débâcle, c’est dans le dénuement le plus complet qu’il décide de rejoindre ses terres natales. Il sera accueilli à Vouxey par son frère aîné, Inspecteur des Eaux et Forêts au district Mouzon Meuse. Il passera 4 années en retrait des affaires publiques vivant de loin l’évolution du Directoire vers le Consulat. La meilleure façon de s’adapter et de retrouver une charge qui lui convienne ? Rester dans le domaine qu’il affectionnait auprès de l’Ordre de Malte: la diplomatie. Il décide donc d’adresser fin 1803 à TALLEYRAND, ministre des relations extérieures, une demande d’admission dans la carrière diplomatique. 

Nommé secrétaire de Légation en Suisse.

Général Ney

 

Nicolas reçoit une réponse favorable à sa demande auprès de TALLEYRAND. Et c’est auprès du Général NEY, Ministre Plénipotentiaire à Berne qu’il va commencer sa carrière diplomatique au service de la France. Durant tout l’Empire, Rouyer remplira les fonctions, tantôt de secrétaire de Légation, tantôt de Chargé d’Affaires, selon les nominations et les vacances du poste de Chargé d’Affaires. 




Pendant ces dix années la Suisse a vécu une certaine stabilité, malgré le conflit entre la République et les coalisés, alors qu’elle aurait dû fournir des régiments à la France. Il a eu à gérer une période difficile avec différentes violations du territoire suisse par les troupes coalisées qui voulaient que la Suisse s'associe à leur cause après la bataille de Leipzig et qu’elle prenne part au conflit. Aide à la France ? Aide aux alliés? Neutralité de la Suisse ?

Hanz Reinhart
 


Autant de dossiers que ROUYER aura à traiter avec diplomatie notamment avec le Landamann Hanz REINHART qui devait assurer la médiation  entre la Confédération Suisse et  la France. 




Le travail de ROUYER lui vaudra l'estime de la Suisse dans ses démarches et la reconnaissance de l'Empereur  qui lui attribue de la Croix de la Légion d'Honneur en 1811.


 Chute de l'Empire,

Après la capitulation de Napoléon I°, il n'y a plus de raison pour Rouyer de poursuivre sa mission en Suisse. Il rentre en France et se retranche à Neufchâteau parmi les siens en attendant l'évolution de la situation du pays. Puis vient l'épisode des cents jours, suivi d'une Restauration peu favorable aux serviteurs de l'Empire déchu. Dans la logique de ce qu'il fut avant la Révolution, François Nicolas renoue avec la tradition et envoie son serment de fidélité au roi Louis XVIII. Il adresse également un courrier au ministre des relations extérieures, le prince de Bénévent en vue d'obtenir de nouveau un poste dans la diplomatie, qui ne lui répondra jamais.

 

Retraite de Nicolas ROUYER

C'est ainsi que, faute de réponse et de perspectives, prend fin la carrière de Nicolas François ROUYER à 53 ans. Il se retire d'abord à Vouxey, puis à Nancy dans un immeuble bourgeois de la Rue Sainte Catherine. 


Rue Sainte Catherine Nancy




Il ne s'est jamais marié mais il a adopté une fille, Françoise Ernestine qui épousera Ferdinand Félix Alexandre de KIRSCHBERG, avocat à la Cour Royale de Nancy. Nicolas François décédera le 17 décembre 1839, à l'âge de 77 ans.

acte décès Nicolas François
 

Jacques VOIRIN, 

Président du Cercle Généalogique du Pays de Jeanne










dimanche 10 mars 2024

Assemblée générale ordinaire du CGPJ

 Notre assemblée Générale Ordinaire se tiendra le vendredi 22 mars à 14H30


à la maison des Associations 

des Tilleuls

46, Grande Rue à Liffol le Grand



Ordre du jour:


  - Rapport Moral

  - Rapport d'activités

  - Rapport financier

  - Questions diverses

  - Clôture de l'A.G. par le pot de l'amitié


                       

                     Le Président, 

J. Voirin



mercredi 17 mai 2023

 

Pompierre

Le village de Pompierre est situé sur la voie romaine entre Langres et Metz. Selon différentes étymologies le village était autrefois nommé Pont de Pierre, d’où ce nom aujourd’hui. Parmi les différentes explications avancées, celle de « Pont de Pierre » se justifie par l’existence d’un pont autrefois bâti sur le Mouzon. Selon ce que rapporte Grégoire de Tours, ce pont a été, en 577, le théâtre d'une rencontre historique entre Gontran, roi de Burgondie, et le jeune Childebert II, roi d'Austrasie, fils de son demi-frère. Lors de cette rencontre, le roi de Burgondie adopte son neveu, scellant les prémices de l'unification des royaumes de Burgondie et d'Austrasie.  Citons  Dom Calmet, « le Roi de Burgondie déclara ses intentions aux régents d’Austrasie et les pria d’amener le jeune roi à la villa de Pont-de-Pierre, située sur un affluent de la Meuse, à la frontière des deux royaumes entre la Mothe et Neufchâteau. »

 


L’église du village

Cette époque est rappelée par le portail de l’église de Pompierre. Pour marquer cette adoption, le roi Gontran qui avait perdu ses deux fils fit édifier une chapelle richement ornée par les meilleurs artistes de l’époque. Hélas, la région aux frontières de la Bourgogne  de la Lorraine et de la France fut le théâtre de bien des conflits. Population décimée et habitat dégradé telles furent les conditions de vie pour ne pas dire de survie dans cette région de passage. Ce qui n’empêche  pas la mémoire collective de faire son chemin. Et c’est ainsi qu’une église fut érigée sur les bases de la chapelle au XI° siècle. Le vieux portail, ce témoin d’une page d’histoire sur le séjour des petits-fils de Clovis au village,  a donc survécu à près de 8 siècles d’histoire.

En 1793, alors que les révolutionnaires détruisaient les édifices et décapitaient les statues, un habitant de Pompierre « apprenant qu’on mutilait les saints » décidait, à la nuit tombée, d’aller recouvrir d’un enduit de plâtre épais toute la façade du portail, sauvant ainsi probablement l’ensemble de la façade de l’église. Après des restaurations et une évolution de l’édifice à travers les âges, on ne parlerait plus aujourd’hui de façade mais de ce qui est devenu l’entrée principale de l’église donnant à l’ouest sur l’ancienne voie romaine.

 

La chapelle

Surmontée d’un christ appelé autrefois « Le Grand Bon Dieu de Pompierre » par les habitants du pays et des environs, cette chapelle offre une histoire bien particulière. A l’origine, un habitant de Pompierre, Jean DEMAY né vers 1650.  Jean se marie le 21 juin 1678  avec Marguerite MAIRE et s’installe comme chaudronnier. Son métier le mène bien loin de son village natal pour le commerce de la chaudronnerie. Et c’est en Espagne qu’il se retrouve en bien mauvaise posture. Alors qu’il exerçait son métier avec des compagnons de fortune, il est agressé par une bande de voleurs qui en veulent à leurs biens.  Les voyageurs furent capturés, garrottés par ces bandits qui leur réservaient un sort fatal. Demay, lié à un arbre essuyait les quolibets de ses agresseurs et attendait la mort quand, tout à coup, il eut l’idée de s’en remettre à la protection de la vierge de Sarragosse. Il fit le vœu de lui élever une chapelle dans son village s’il se sortait de ce traquenard avec la vie sauve. L’histoire ne dit pas comment, mais toujours est-il qu’il se retrouva libéré de cette bande de malfrats. En Espagne, pour honorer à sa promesse, il fait l’acquisition à Sarragosse d’une petite statue de la vierge destinée à la future chapelle. De retour dans son village natal de Pompierre, il entreprit d’ériger comme promis une chapelle qui abriterait cette statue. C’est ainsi que, depuis plus de 3 siècles, la chapelle de Notre dame du Pilier de Sarrogosse accueille le voyageur venu de Neufchâteau

 

Pompierre dans la dernière décennie avant la révolution.

Nous l’avons vu, Pompierre est un tout petit village de 500 à 600 habitants

Population relativement stable :

1779 : Naissances 3 garçons, 2 filles. Décès : 14 Mariages : 1

1780 : Naissances 17 garçons, 6 filles. Décès : 17 Mariages : 2

1781 : Naissances 10 garçons, 8 filles. Décès : 7 Mariages : 6

1782 : Naissances 3 garçons, 8 filles. Décès : 3 Mariages : 10

1783 : Naissances 16 garçons, 14 filles. Décès : 16 Mariages : 6

1784 : Naissances 12 garçons, 12 filles. Décès : 10 Mariages : 6

1785 : Naissances 7 garçons, 13 filles. Décès : 19 Mariages : 3

1786 : Naissances 12 garçons, 8 filles. Décès : 20 Mariages : 4

1787 : Naissances 9 garçons, 9 filles. Décès : 17 Mariages : 2

1788 : Naissances 16 garçons, 14 filles. Décès : 29 Mariages : 3

1789 : Naissances 10 garçons, 10 filles. Décès : 14 Mariages : 2

Au total, sur une décennie, 229 naissances (115 garçons et, 104 filles ) pour 166 décès et 45 mariages. L’état civil de la dernière décennie du XVIII° à Pompierre affiche une démographie équilibrée avec une progression d’une soixantaine d’individus sur dix ans.

 

A la veille de la Révolution

En 1789, la paroisse était desservie par Charles Henri ROCHELLE, prêtre et curé du village, nommé par le seigneur du lieu, Charles Nicolas Joseph Comte de LAVAUX; il est secondé par Joseph ROYER Prêtre vicaire du même lieu.

Charles Henri décèdera le 7 février 1791 après 44 ans passés au service de la paroisse de Pompierre et d’écriture sur les registres paroissiaux. Le premier acte enregistré par le curé Rochelle dans les registres date du 7 mars 1748. C’est l’acte de naissance de Catherine, fille de Jean MAIRE et de Marguerite CHAPLIER.





Le dernier acte signé de sa main sera celui de la naissance de Nicolas, fils de François RENAUD, laboureur et de Marie MOUGIN le 4 mai 1789.

Son acte de décès est signé par les prêtres de Soulaucourt, Nijon, Jainvilotte, Circourt et Pompierre.

Après le décès du prêtre ROCHELLE, ROYER  assurera le service de la paroisse avant d’être remplacé par Claude François MARCHAL, lui-même remplacé peu de temps après par Claude Joseph BOUCIROT qui écria le dernier acte sur les registres paroissiaux avant de passer la main à l’officier de l’état civil provisoire tout nouvellement nommé par l’Assemblée Constituante.

Le dernier acte du prêtre BOUCIROT sera celui de la naissance de Joseph  BARDOLET.

«  Joseph, fils naturel de Jeanne BARDOLET, fille de Jean BARDOLET est née le vingt quatre novembre 1792  vers les cinq heures du matin été baptisée le même jour par moi, curé soussigné. Il a eu pour parrain Joseph GUEDON, citoyen de Pompierre et pour marraine Thérèse COLAS, fille de Jacques COLAS, citoyen de Pompierre qui a déclaré ne savoir signer, ce interpellée et lecture faite, le parrain ayant signé avec moi. »



Le registre est officiellement arrêté de ces mots : « ce jourd’huy 25 novembre 1791 nous, officiers municipaux de la commune de Pompierre en exécution de la loi nous étant adressée, nous nous sommes rendus à l’église paroissiale du dit lieu nous avons clos et arrêté les registres. » signé : GUYON, MAIRE et GUILLAUME.

Le premier acte de l’état civil de Pompierre sera celui de la naissance de Barbe Catherine BRENEL. La formulation de l’acte change sensiblement : « Ce jourd’hui, 28 novembre 1792, vers les 5 heures du soir s’est transporté à la Maison du Maire de la Commune de Pompierre, maison provisoire,  et lui Maire soussigné faisant fonction d’officier public, Louis PILOT citoyen de Pompierre qui a déclaré au maire en présence de Jean RENAUD, cordonnier et citoyen de Pompierre et de Catherine PERIN, citoyenne de Vrécourt, tous les deux témoins majeurs, que vers 7 heures du soir Barbe BRENEL sa femme était accouchée en son domicile, par lui présentée à la maison commune et par lui prénommée Barbe Catherine, laquelle déclaration rédigée à l’instant,  il a signé avec Jean RENAUD . »

 

Continuité de l’état civil malgré la révolution.

Chose étrange, le changement radical et parfois violent entre les anciennes institutions et la toute nouvelle république n’a pas été significatif. Après un arrêt officiel des registres paroissiaux, c’est le maire qui s’improvise officier de l’état civil en remplacement de BOUCIROT, curé de la paroisse, le 25 novembre 1792 en attendant la nomination du nouvel officier de l’état civil en janvier 1793 qui ne sera autre que BOUCIROT, officier de l’état civil ! A l’époque déjà, le changement dans la continuité.



  A l’aube du XIX° siècle, la population de Pompierre était de 560 habitants. Le village est prêt pour vivre ou subir les transformations des habitudes, le changement de régime, les prémices d’une révolution industrielle qui seront autant d’évolutions qui transformeront durablement le quotidien de ces villageois à travers la vie et le paysage qui leur est pourtant si familier.

 

Vente de biens nationaux à Pompierre

Les premiers pas d’une nouvelle structure administrative

Par la loi du 22 décembre 1789, la Constituante crée les départements au nombre de 83. Dans ce tout nouveau découpage, Pompierre appartient au canton de Beaufremont, district de Neufchâteau, département des Vosges.

Fidèle à son engagement, l’Assemblée Constituante déclare biens nationaux toutes les propriétés seigneuriales et les possessions ecclésiastiques sur le territoire français. C’est donc tout naturellement que la vente des biens du seigneur, ceux de l’église, et ceux de certains établissements religieux de Neufchâteau seront évalués puis mis en vente, le plus souvent par un notaire ou un commissaire expert requis pour ce faire. Les administrateurs du Directoire de Neufchâteau ont validé cette évaluation avec l’assentiment du Procureur Syndic, élu par le peuple souverain pour une durée de quatre ans, et chargé de garantir les intérêts du district et du département. A Pompierre, le classement,  l’estimation et la vente des propriétés sont assurés par Claude François LARMINAUX et Thomas THOUVENIN commissaires-experts, et Sébastien REGNAUD, notaire. Les décisions sont validées sous les signatures des administrateurs néocastriens répondant aux noms de PANICHOT, BIGOTTE et CULPAIN.

La vente des propriétés du seigneur de Lavaux

C’est Thomas THOUVENIN, commissaire expert à Fréville qui est chargé d’estimer les biens de l’émigré Charles Nicolas Joseph de LAVAUX. Cette vente est d’autant plus symbolique que le seigneur de Pompierre a fui la révolution quelques mois plus tôt, le 28 octobre 1791 pour rejoindre les armées contre -révolutionnaires des Emigrés qui se rassemblent aux frontières du pays pour libérer la famille royale et rétablir la monarchie. Le Comte intègre  l’armée du Prince de  Condé le 2 novembre de la même année  avant d’être incorporé à une compagnie de cavalerie  stationnée à Ulm.

Pendant ce temps, au village de Pompierre, Thomas THOUVENIN procède à la vente des biens du Comte de LAVAUX.


 

Vente de biens du Comte du 19 fructidor An II de la République

Le commissaire aux comptes estime un moulin et ses dépendances appartenant à Charles Nicolas Joseph de LAVAUX affermé pour un bail d’une cinquantaine d’années pour le prix annuel de 472 livres. 

Le moulin et ses dépendances, ce sont un bâtiment principal avec une cuisine, un poêle, une halle et des écuries. L’estimation comprend également un jardin potager contenant 57 perches et un foulon construit récemment et actionné par les eaux de l’écluse. Au niveau dépendances, on note un terrain de 71 perches nommé le Braconnot et un pré dit des écluses.

Thomas THOUVENIN estime le tout à 6000 livres.

Lors de la même vente, le commissaire met en vente 7/4 de pré entre le déchargeoir et le moulin estimé au prix de 1400 livres avec  un revenu annuel estimé à 70 livres.

 

Vente de biens du Comte en l’an III de la République

Charles Thouvenin procède à la vente des biens appartenant au Seigneur de LAVAUX et affermés à Charles MARCHAL de Sartes :

1° lot : 22 jours de terre en pisselou. Prix principal de 5340 livres, revenu annuel 283 livres

2° lot : 6 jours de terre à la Côte Jean Marchal. Prix principal 1250 livres, revenu annuel 62 livres.

3° lot : 8 jours de terre au Rupt des Revaux. Prix principal 1700 livres, revenu annuel 60 livres

4° lot : 12 jours de terre à la Côte Jean Marchal. Prix principal 1200 livres, revenu annuel 60 livres.

5° lot : 32 fauchées de pré au Breuil. Prix principal 17600 livres, revenu annuel 931 livres

6° lot : 7 fauchées de pré à la Feuillère. Prix principal 1200 livres, revenu annuel 60 livres 

Le commissaire expert présente les comptes de cette vente :

48 jours de terre au prix principal de 9490 livres pour un revenu annuel de 490 livres

39 fauchées de pré au prix principal de 18800 livre pour un revenu annuel de 991 livres

 

Vente de biens du Comte en l’an III de la République, le septidi 1° décade du mois de brumaire

Après avoir estimé et vendu des biens de l’émigré de LAVAUX, le commissaire évalue maintenant le château et ses dépendances. La propriété comprend 15 portées de maison d’habitation, granges et écuries, bouveries et haillis, 4 réduits à porcs et à volailles, une cour, un jardin fruitier avec fontaine, un jardin potager de 67 perches, 9/4 de pré, 2 jours ½ de chenevière, 15 jours ¼ de terre, 15 fauchées de pré et 2 jours de vigne.

La demeure principale du chatelain se compose d’un château principal présente 7 portées bâties en pavillon avec son aile sur sa gauche. Le prix de la demeure est fixé à 20000 livres et les revenus annuels de l’exploitation sont estimés à 1000 livres. Le prix des terres adjacentes est fixé à 8000 livres pour un revenu annuel de 400 livres.

C’est un habitant de Bazoilles sur Meuse qui se porte acquéreur du château de Pompierre. Nicolas THOUVENIN, maître de forges devra s’acquitter de 130 livres de frais liés à la vente.

A noter que la maison du gardien du château, Louis PILLOT, avec ses aisances, dépendances, verger et chenevière, a été estimée à 1500 livres.

 

Les démarches de la famille de LAVAUX

Le Comte de LAVAUX était retiré pour raisons de santé à partir de 1786 avec une commission de capitaine de vaisseau et deux mille livres de pension sur le Trésor Royal augmentée d’une pension d’invalidité.

Ses relations avec les habitants de Pompierre ne sont pas au beau fixe et, dans une lettre du 1er décembre 1789, il se plaint de vexations et d’atteintes à la propriété à l’Assemblée Nationale.

Les choses ne s’arrangeant décidément pas, il décide d’émigrer en 1791 et de rejoindre la coalition royaliste opposée à la République.

Pendant cette période Charles Nicolas Joseph de LAVAUX lutte parallèlement pour garder l’intégrité de leurs propriétés, classées biens nationaux ; il demande sa radiation de la liste des émigrés alors qu’il a quitté le territoire et pris les armes contre la France.

Pour l’anecdote, le comte produit un certificat de résidence en mai 1792 dans le département de Mont-Terrible, chef-lieu Porrentruy, qui ne fut réuni à la France qu’en mars 1793.



 

La réponse des institutions

Les acquéreurs de biens nationaux de Pompierre ont fait observer que la radiation de LAVAULX de la liste des émigrés aurait dû être sollicitée du département des Vosges où de LAVAULX résidait en 1791.

Respectant le travail fait par les instances administratives de l’époque révolutionnaire, le Ministre de la Police Générale prononce pourtant le maintien du bannissement le 16 novembre 1798. Plus tard, le général de division d’ESTOURNEL, beau-frère du seigneur de Pompierre, écrivait le 10 avril 1800 au Ministre de la Police Générale, et justifiait l’émigration de son beau-frère par la nécessité de «se soustraire aux fureurs des désorganisateurs qui agitoient le département». En janvier 1802, alors qu’il est en résidence surveillée à Reims, il rappelle qu’il avait obtenu l’assurance du réexamen de son cas le 16 décembre précédent. En vain, puisque la famille de LAVAUX et ses héritiers devront attendre la Restauration pour bénéficier de la loi d’indemnisation des émigrés.

Petit rappel des unités de mesures :

Une portée équivaut à 120 m, une fauchée à la surface coupée en 1 jour par un individu, un jour à 35 ares, une perche à 50 m².

mercredi 8 juin 2022

la Légion d'Honneur et ses récipiendaires dans l'Ouest Vosgien

 

La Légion d’Honneur et ses récipiendaires

De Bonaparte à la Légion d’Honneur


Nous avons évoqué beaucoup d’épisodes napoléoniens qui se lisent à travers les lignes de l’état civil de notre région. Une nouvelle distinction ponctue les mérites passés des citoyens depuis que Napoléon en a exprimé le souhait : la Légion d’Honneur.

Parfois c’est l’officier de l’état civil lui-même qui affiche systématiquement cette distinction en début des actes  officiels qu’il signe. Parfois, c’est la famille qui tient à ce que les décorations du témoin, du marié ou du décédé soient mentionnées dans les registres. Enfin, c’est sur le marbre de leur pierre tombale qu’elles demeurent fixées à jamais interpelant le passant qui, s’il est curieux, se demande pourquoi telle personne redevenue, il est vrai bien anonyme, a mérité une telle reconnaissance de la nation.

Rappelons que cette décoration a vu le jour un 19 mai 1802 et que, dans l’esprit de Bonaparte, elle n’était plus réservée aux officiers mais ouverte à tous.



Une distinction transverse qui les régimes et les époques

Destin extraordinaire que celui de cette distinction d’abord au service du Consulat, puis du Premier Empire. Reprise par la Restauration, la Monarchie de Juillet et le Second Empire, elle restera le signe de reconnaissance de la nation envers ses sujets qui ont eu une carrière hors du commun sous les Républiques qui se sont succédées après 1870. C’est donc ainsi que les Grands Maîtres furent, selon les régimes, Consul, Empereur, Roi ou Président de la République.



On s’adapte aux différents régimes et, naturellement, certains symboles de l’Empire seront retirés au moment de la Restauration ;




d’autres seront retenus au fil de l’évolution de la constitution parce que plus conformes à l’idée de République qu’à celle de la Monarchie. Enfin le choix d’un  profil universel sera préféré à celui de Napoléon 1° ou à celui d’Henri IV.




A noter que la date de 1870 sur le modèle de la Légion d’Honneur éditée par la IV° République sera retirée puisque faisant trop référence trop liée à la défaite du Second Empire.



Les archives de la Légion d’Honneur.

Propriété du prince de Salm, guillotiné sous la Révolution, l’Hôtel de Salm est rayé de la liste des biens nationaux. En 1804, l’Hôtel de Salm trouve enfin une destination à la mesure de son élégance. Il est acquis pour la Légion d’honneur sur ordre de Napoléon Bonaparte. L’édifice prend alors l’appellation de Palais de la Légion d’honneur.

Dévasté par un gigantesque incendie aux derniers jours de la Commune qui détruira une partie de ses archives, le palais renaît de ses cendres grâce à une souscription publique lancée auprès de tous les légionnaires et médaillés militaires. Il abrite aujourd'hui la Grande chancellerie de la Légion d'Honneur au 1, rue de Solférino et le musée de la Légion d'Honneur au 2, de rue du même nom.



 A la recherche d’un légionnaire ?

La base Léonore est une précieuse ressource. La grande chancellerie de la Légion d’honneur peut vous aider à retrouver des éléments sur la personne décorée que vous recherchez.

Si cette personne est décédée avant 1977, vous pouvez consulter cette base. Si cette personne a été décorée au XIXe siècle et que vous ne la trouvez pas sur la base Léonore, vous pouvez faire une demande au musée de la Légion d’Honneur par mail musee@legiondhonneur.fr



La base Généanet, rubrique Légion d’Honneur. Cette base de données est complémentaire de celle de l’Hôtel de Salm car les documents proposés sont des doubles qui viennent de sources privées mises en ligne grâce à un travail collaboratif.



Un légionnaire de la première heure dans l’Ouest Vosgien, Etienne Vouillerez

Etienne est né le 3 août 1746 à Bazoilles sur Meuse au foyer de Martin Laboureur et de Catherine Bourdot qui s’étaient mariés au village 3 ans plus tôt.



A l’âge de 23 ans, Etienne est entré comme cavalier au Régiment Royal de Normandie, Compagnie Moncalm le 3 février 1769. Il y restera jusqu’au 3 février 1777, soit 8 ans de services effectifs.

Il est  ensuite incorporé au Régiment des Gardes-Françaises, chargé du maintien de l’ordre royal à Paris à partir du 7 février 1777, d’abord comme soldat, puis comme caporal de grenadier à partir de septembre 1792. En août 1789, il est promu sergent major. Dès les débuts des émeutes révolutionnaires à Paris, il devient sous-lieutenant en décembre 1789. C’est le début de la révolution et la transformation des régiments et de leur destination. Son régiment devient le 103° Régiment de Gardes Nationaux où il sera promu lieutenant. Voici venu le temps des soldats de l’an II alors que Etienne Vouillerey tout fraîchement nommé capitaine va participer aux campagnes napoléoniennes qui vont transformer le profil de l’Europe pour des années. Cette référence aux soldats de l’an II évoque bien sûr un moment très précis dans l’évolution des armées révolutionnaires. C’est l’époque où les armées françaises sont formées de jeunes recrues issues de la levée des 300 000 hommes et de la levée en masse du printemps et de l’été 1793. C’est là que Vouillerey, jeune capitaine va participer à la création des brigades victorieuses qui repoussent l’ennemi au-delà des frontières et entament une guerre de conquête à travers le continent européen. 

Les campagnes d’Etienne Vouillerey :

Etienne a commencé par les campagnes de 1789 à 1792 dans la Garde Nationale parisienne ainsi qu’en attestent  ses états de services souligné en 1804 par l’Inspecteur Général Procureur Herbin dans la synthèse qu’il a faite  pour les services de la Légion d’Honneur.




Ensuite, ce furent les campagnes de l’armée du Rhin de l’an  II à l’an V de la République, puis celles de l’armée, celles de l’armée d’Italie de l’an VI à l’an VIII  et, enfin celles de l’armée de Ouest pour l’an XIX de la République. Autant dire que Vouillerey a été de toutes les campagnes napoléoniennes et qu’il a participé à ces faits de guerre à travers toute l’Europe. Quelle épopée que celle de cet homme, venu d’un petit village en bordure de la Meuse, qui a parcouru de milliers de kilomètres, à pied et à cheval, côtoyé tant de contemporains qui parlaient toutes les langues et tous les dialectes que contenait le continent européen de ce début du XIX° siècle ! C’est pour toutes ces campagnes et tous ces faits d’armes qu’Etienne Vouillerey a été nommé membre de l’Ordre royal de la Légion d’Honneur le 14 brumaire an XIII sous le numéro d’ordre 14427.

 Qu’est-il devenu ?

Nous savons qu’il a été libéré de ses obligations militaires dans le courant de l’an X. Qu’il est retourné dans les Vosges et qu’il s’est établi à Attignéville comme l’attestent les courriers échangés entre les mairies des villages de Bazoilles et d’Attignéville, la sous-préfecture de Neufchâteau et la Grande Chancellerie. Pas de trace de mariage ou de famille dans les registres du secteur de l’Ouest Vosgien. Tout au plus, nous savons, toujours grâce aux registres de la Grande Chancellerie, qu’il est décédé le 30 juin 1825, soit un mois avant sa sœur, Marie Anne, qui décède le 30 juillet de la même année à Bazoilles sur Meuse.

 

Jacques VOIRIN, 


lundi 23 mai 2022

AG du 29 avril 2022 à LIFFOL

 

Compte rendu AG 2022

L’assemblée générale ordinaire du CGPJ s’est tenue le vendredi 29 avril à Liffol le Grand

1)       Le rapport moral est présenté par le Président qui souligne la particularité de l’année écoulée avec le COVID et les restrictions sanitaires.



 

2)       Le rapport d’activités.

Ø  L’exposition sur 1870 est prête. Il reste à définir lieu et date pour la présenter au public. 2022 ou 2023, 150° anniversaire du départ des troupes allemandes d’occupation.



La tombe Martin


Ø 
La tombe de Victor Martin a fait l’objet d’une restauration, après un contact avec la famille pour les autorisations d’usage. M.Poinsot a accepté de s’en occuper. Il a offert gracieusement ses heures de main d’œuvre  et le cercle a pris en charge le coût des matériaux utilisés.







La plaque de Mont


Ø 
Expo Mont lès Neufchâteau. Le Cercle Généalogique a travaillé sur une plaque commémorative qui se trouve sur le mur d’entrée de l’église de Mont les Neufchâteau. Un travail de généalogie descendante ainsi qu’une recherche sur les transcriptions et les lieux des décès des soldats inscrits ont été effectués. Tout ce travail devrait aboutir à une exposition dont les modalités restent à envisager avec la municipalité de Mont.





La chapelle Abraham

Ø  En collaboration avec l’association GACVIE et le Musée de Liffol, la chapelle Abraham a été nettoyée et vidée de son contenu bien endommagé. Tout ce qui parait récupérable a été déposé au musée afin de trier ce qui sera conservé et remis en place.






Ø  Deux sites d’accueil : Neufchâteau et Liffol le Grand


Si la convention avec la MCL et les temps d’accueil restent inchangés sur Neufchâteau, il n’en est pas de même à Liffol où le projet global du bâtiment qui nous accueille faisait l’objet d’une restructuration intégrale. Une nouvelle salle au rez-de-chaussée nous a été attribuée. Les services municipaux de la ville ont restauré l’espace et refait toutes les peintures. Le Cercle Généalogique, après délibération de son bureau, a décidé de prendre en charge la restauration du circuit électrique existant et l’installation d’un réseau qui permette le fonctionnement sécurisé de son parc informatique. Le site de Liffol est donc opérationnel depuis la rentrée de septembre.

Notre nouvelle salle


Ø  Horaires d’ouverture du CGPJ :

·  Liffol : de 14H00 à 16H00 tous les mercredis et sur rendez-vous à la demande.

·  Neufchâteau : tous les jeudis 1H00/12H00 et 14H00/16H00.

Ø  Les relevés. Depuis la fin des recherches du cercle sur 1870, les relevés d’actes ont repris sur le secteur des anciens cantons. Il s’agit de participer à l’œuvre commune d’alimentation de notre base de données UCGL depuis les archives en ligne ou à partir des photos des actes prises par nos membres sur les communes d’un secteur réparti entre les cercles vosgiens. Pour le CGPJ, il s’agit de tous les actes de naissance, mariage ou décès des anciens cantons de Neufchâteau, de Coussey, de Châtenois et de Bulgnéville





Ø 
Vie du cercle. Le nombre d’adhérents n’a pas beaucoup varié malgré le contexte difficile de ces deux dernières années. Nous comptons un peu plus de 30 adhérents actuellement et des renouvellements nous parviennent encore. La liste n’est donc pas close. Rappelons les tarifs : adhésion simple 20€, avec Revue Lorraine 40€.




Résolument tourné vers les activités culturelles et environnementales de l’Ouest Vosgien, soucieux de participer à la qualité de vie du bassin de la Communauté de communes de Neufchâteau, le Cercle Généalogique du Pays de Jeanne travaille avec des partenaires de terrain en circuit court et privilégie les actions locales en partenariat avec les communes et d’autres associations comme GACVIE, la MCL de Neufchâteau, le Musée de Liffol ou encore l’association de Pargny Vie et Patrimoine.





Le Cercle Généalogique participe à l’élaboration de la Revue Lorraine et propose des chroniques dont les sujets sont alimentés par les recherches généalogiques sur les archives et sur les registres des villages de la plaine des Vosges.






Dans le même esprit, les découvertes dans les archives au gré des recherches généalogiques des membres du cercle font l’objet d’articles ayant trait aux traditions locales, à la vie des gens et à l’histoire régionale des communes de l’Ouest Vosgien. Ils sont édités chaque quinzaine dans l’Abeille, véritable trait d’union entre le  cercle, les lecteurs et leur histoire collective locale.

Ø  Pour 2022, nos activités se feront essentiellement autour de :

·  La mise en place des expositions dès que des dates auront été retenues

·  La tenue de nos ateliers dans les deux antennes de Liffol et de Neufchâteau

·  La continuation du travail de relevés pour alimenter notre base de données

·  La participation à des animations proposées par nos partenaires selon leur calendrier

Ø  Renouvellement du bureau

Après une rupture de rythme avec un fonctionnement à distance, cette année deux personnes sont à renouveler. M. Voirin, Le président et M. Genin, le trésorier adjoint. Aucun autre membre ne se portant candidat, Les deux personnes sortantes sont reconduites dans leur fonction

.

3)       Bilan financier

Notre trésorière présente un bilan financier excédentaire qui absorbe sans problème le coût de l’installation électrique de nos nouveaux locaux




4)       Mlle Collignon à l’honneur

Le président propose que Madame Collignon devienne présidente d’honneur de notre cercle pour marquer notre reconnaissance de tout son engagement pour le CGPJ. Un membre du cercle propose de donner à notre toute nouvelle salle le nom de Madeleine Collignon en témoignage de notre reconnaissance de son engagement pour l’histoire des familles de la région

Notre Présidente d'honneur, Mlle COLLIGNON



Un peu d’histoire


Mlle Collignon, à l’origine de la création d’un cercle généalogique à Liffol. Un militantisme de plus de 30 ans au service de la généalogie et des membres de l’association.



1992 : création de l’association et d’un nom « Cercle Généalogique de Liffol et de sa région »   Installation en mairie, salle des services sociaux

1993 / 1994: équipement en documents et micro-films avec lecteur. Installation Rue Neuve

A partir de 1995: installation rue de la Gravière . achat ordinateur et imprimante. Acquisition micro- films. nouveau nom : « Cercle Généalogique de la Plaine des Vosges ». Participation aux relevés d’actes d’état civil. Poursuite équipement et relevés d’actes

1999 : Cercle Généalogique du Pays Liffol-Neufchâteau

2007 : liffol Généalogie

A partir de 2011, déménagement à l’école des Tilleuls. Installation d’une connexion internet et de la base de données de l’UCGL.

2014 : Mme Collignon quitte la présidence. Ouverture d’une antenne du cercle à Neufchâteau

2017 : Cercle Généalogique du Pays de Jeanne

2022 : Installation en salle de rez de chaussée aux Tilleuls dans de nouveaux locaux plus fonctionnels, indépendants avec une accessibilité à tout public.

Actuellement , le cercle anime des ateliers :

 Chaque mercredi après-midi dans la salle de Liffol

 Chaque jeudi à la MCL

Il se propose d’organiser dans la salle de Liffol des temps forts :

-        utilisation de logiciels

-        montage d’expos

-        stratégie de recherche selon les besoins des adhérents

-        portes ouvertes

-        expos temporaires.



Le rapport moral, le bilan des activités et le rapport financier sont votés à l’unanimité. L’assemblée quitte la séance pour se diriger vers la nouvelle salle qui est inaugurée comme il se doit par les invités qui se retrouvent autour du verre de l’amitié.











J. Voirin, 

Président du Cercle Généalogique du Pays de Jeanne